
Benoit Jeantet
« Je n’ai pas toujours été ce que je suis.Au commencement, alors, je suis né. Je suis né un 15 novembre et c’était en 1970. Ce jour-là, il pleuvait et la terre était lourde. Aujourd’hui, les choses sont un peu différentes. »
Biblio
Short Stories ( Séguier-Atlantica. 2008. Nouvelles)
Ne donnez pas à manger aux animaux au risque de modifier leur équillibre alimentaire ( Séguier- Atlantica. 2010. Récit)
Dictionnaire du désir de lire ( Honoré Champion. Anthologie. Coécrit avec Richard Escot. 2011)
Nos guerres indiennes ( Publie.net. Fragments. 2014)
Et alors tout s'est mis à marcher en crabe ( Pédalo Ivre. Poèmes. 2015)
Nos rêves sont priés de prendre une douche froide ( Jacques Flament. Poèmes. 2015)
Comme si le monde flottait ( Salto. Nouvelles. 2016)
Membre de la revue de poésie en ligne N.A.W.A ( http://revuenawa.fr/
Mes blogs :
http://lubies.hautetfort.com/
http://confines.over-blog.com/
http://durugby.hautetfort.com/
http://broussailles.over-blog.com/
*****
Boues
La boue ne salit
que les phrases
trop compliquées
pour retomber
sur leurs pattes.
Écrire, par moment,
c'est lancer des chats...
Monstres
L'attente est dans nos cœurs
alors s'il vous plaît monsieur
un sou monsieur
juste un sou
parce que vous savez
il y a tous ces monstres
qui pleurent tous ces monstres
qui hurlent dans le noir
oui et je suis seul
tout seul
et la solitude fait
son chemin
alors s'il vous plaît
monsieur
un sou
oui juste un sou
avant de mourir...
Brume
Ce qui m'a le plus surpris,
tu disais en marchant
le long du sillon,
c'est que l'aspect de ma chambre
a vraiment changé,
depuis que le sang et les larmes
ont cessé de couler entre nous
comme la brume des terres
finit par mourir d'épuisement
le long des quais
qui bordent le lac
mieux qu'une dentelle
de fer...
Ruine
Tout le monde connaissait
la règle du jeu.
Tout d'abord,
s'établir dans le silence.
Ensuite ne jamais oublier
que le hasard mène
à la ruine.
Chacun d'entre vous
aurait du savoir
que la vie ne sauve pas
les perdants...
Troupeaux
Personne n'a soif dans mon souvenir,
et pourtant l'univers sent
la bête à des kilomètres.
Je revois tes yeux...
Tes yeux qui cultivent la terre,
prospèrent et veillent sur
nos troupeaux d'économies...
Tes yeux, oui, je les revois encore
qui s'ouvrent comme cette valise
avec des angles de cuir clair...
Cette valise devenue trop lourde...
Je n'ai plus de sentiments
pour les voyageurs...
Benoit Jeantet
« Je n’ai pas toujours été ce que je suis.Au commencement, alors, je suis né. Je suis né un 15 novembre et c’était en 1970. Ce jour-là, il pleuvait et la terre était lourde. Aujourd’hui, les choses sont un peu différentes. »
Biblio
Short Stories ( Séguier-Atlantica. 2008. Nouvelles)
Ne donnez pas à manger aux animaux au risque de modifier leur équillibre alimentaire ( Séguier- Atlantica. 2010. Récit)
Dictionnaire du désir de lire ( Honoré Champion. Anthologie. Coécrit avec Richard Escot. 2011)
Nos guerres indiennes ( Publie.net. Fragments. 2014)
Et alors tout s'est mis à marcher en crabe ( Pédalo Ivre. Poèmes. 2015)
Nos rêves sont priés de prendre une douche froide ( Jacques Flament. Poèmes. 2015)
Comme si le monde flottait ( Salto. Nouvelles. 2016)
Membre de la revue de poésie en ligne N.A.W.A ( http://revuenawa.fr/
Mes blogs :
http://lubies.hautetfort.com/
http://confines.over-blog.com/
http://durugby.hautetfort.com/
http://broussailles.over-blog.com/
*****
Boues
La boue ne salit
que les phrases
trop compliquées
pour retomber
sur leurs pattes.
Écrire, par moment,
c'est lancer des chats...
Monstres
L'attente est dans nos cœurs
alors s'il vous plaît monsieur
un sou monsieur
juste un sou
parce que vous savez
il y a tous ces monstres
qui pleurent tous ces monstres
qui hurlent dans le noir
oui et je suis seul
tout seul
et la solitude fait
son chemin
alors s'il vous plaît
monsieur
un sou
oui juste un sou
avant de mourir...
Brume
Ce qui m'a le plus surpris,
tu disais en marchant
le long du sillon,
c'est que l'aspect de ma chambre
a vraiment changé,
depuis que le sang et les larmes
ont cessé de couler entre nous
comme la brume des terres
finit par mourir d'épuisement
le long des quais
qui bordent le lac
mieux qu'une dentelle
de fer...
Ruine
Tout le monde connaissait
la règle du jeu.
Tout d'abord,
s'établir dans le silence.
Ensuite ne jamais oublier
que le hasard mène
à la ruine.
Chacun d'entre vous
aurait du savoir
que la vie ne sauve pas
les perdants...
Troupeaux
Personne n'a soif dans mon souvenir,
et pourtant l'univers sent
la bête à des kilomètres.
Je revois tes yeux...
Tes yeux qui cultivent la terre,
prospèrent et veillent sur
nos troupeaux d'économies...
Tes yeux, oui, je les revois encore
qui s'ouvrent comme cette valise
avec des angles de cuir clair...
Cette valise devenue trop lourde...
Je n'ai plus de sentiments
pour les voyageurs...
Benoit Jeantet