
Majead At’Mahel, (@rt’felinat). Marocain ayant grandi en France à Laval en Mayenne et vivant en Guadeloupe depuis une dizaine d’années. Poète, nouvelliste, chroni’cœur. Accessoirement slameur. Pratique une écriture introspective et minimaliste. Dire l’essentiel en un minimum de mots.
Une quête sur la connaissance de soi et une réflexion sur l’acte d’écriture. Adepte de l'art de l'aphorisme. A publié dans diverses revues papiers et numériques (Traversées (à paraître) / Nouveaux Délits (A paraître) / Infusions / Le capital des mots / Tas de mots / Traction-Brabant / Lychens / Mot à Maux / Le bordel des poètes...). Quelques prix remportés
Majead s’initie aussi à la peinture.
Blog : https://majead-at.blogspot.com/
Fb : www.facebook.com/majead
Ruée vers soi
L'abîme désastre utile chaque fois que je dévale la pente de l’effroi j'en profite pour récupérer des pépites de sagesse de mes souffrances je n’aime pas revenir bredouille Écrire & Creuser Chaque vers écrit est un coup de pioche dans la roche Les temps sont durs Monarchie absolue du nombril de droit humain Écrire et creuser davantage disparaître de la surface des miroirs et descendre descendre descendre et jouir à satiété de l’ivresse des profondeurs |
L’envers des corps
S’oublier dans les tâches quotidiennes. Travailler sans relâche. Surtout, rester loin de soi, le plus loin possible. Ne marcher qu’en surface de l’eau souillée des souffrances stagnantes. Ne pas ouvrir les vannes sous peine de fuites lacrymales. Les tourments de l’âme sécrètent des secrets sacrés. Les apparences cachent des corridors insoupçonnables. Dédales de solitudes et lacis de peines où s’égarent les aventuriers du psyché, accoutumés à l’obscurité des sous-sols inondés par les larmes refoulées. Floc ! Floc ! La tristesse ruisselle des parois abdominales. Le mal est profond... Les plus grandes douleurs sont poinçonnées par l’étampe d’un silence tragique. Fors intérieurs affaiblis. Les esprits laborieux souffrent d’un manque cruel de lumière et d’aération. À quand remonte la dernière franche accolade ? Le dernier “tchin tchin” ? Les cœurs incarcérés ont besoin de confidences, plus que de raison... Pluie de Miel J’entends tes larmes Rares et précieuses Pluie de miel Doux chaos Pleure mon ami Avec le temps Des bourgeons de joie fleuriront |